Le Cameroun franchit une étape importante dans sa politique de gouvernance environnementale. Ce mardi 30 septembre 2025, un atelier d’examen et de validation des documents de ratification de l’Accord relatif à la conservation et à l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (Accord BBNJ), plus connu sous le nom de « Traité sur la haute mer », s’est tenu à l’hôtel United de Mbankomo.

Présidée par le Pr. Jean Kenfack, Point Focal Océans et Mers au ministère en charge de l’Environnement, la rencontre a réuni des représentants de plusieurs administrations sectorielles, dont le MINDEF et le MINREX, ainsi que des partenaires techniques comme l’UICN et la FAO, sans oublier la société civile. L’objectif était de parvenir à un consensus sur les documents à soumettre à l’Assemblée nationale. Ces textes comprennent l’avant-projet de loi et son exposé de motifs, le projet de décret et sa note de présentation, tous relatifs à la ratification de l’Accord BBNJ.

Adopté sous l’égide des Nations Unies, le Traité sur la haute mer constitue un instrument juridique universel et contraignant, conçu pour renforcer la coopération internationale dans la gouvernance des mers et océans. Il met en avant des mécanismes novateurs de protection de l’environnement marin, de partage équitable des ressources génétiques, de transfert de technologies, de financement et de renforcement des capacités scientifiques.

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Pour le Cameroun, qui dispose de 402 km de façade maritime, la ratification représente une opportunité stratégique. Elle ouvre la voie à une mobilisation de financements internationaux, à l’acquisition d’expertises scientifiques de pointe et à une meilleure valorisation de ses ressources halieutiques. Elle s’inscrit également dans la dynamique de la Vision 2035, en contribuant à l’émergence d’une économie bleue durable et compétitive.

Cet atelier marque donc une étape décisive vers l’intégration du Cameroun dans la gouvernance mondiale des océans. En rejoignant la communauté des États signataires du Traité BBNJ, le pays affirme sa volonté de participer activement à la préservation de la biodiversité marine, tout en tirant parti des retombées économiques et technologiques d’un accord qui redéfinit les règles de gestion des espaces maritimes au-delà des juridictions nationales.

Bleck Yacoubu Nsangou

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