
N’Djamena, 25 septembre 2025 – Le Colloque international sur la transhumance pastorale a ouvert ses portes les 24 et 25 septembre 2025 à N’Djamena, réunissant autorités nationales, délégations régionales et partenaires internationaux pour évaluer la mise en œuvre de la Déclaration de N’Djamena du 25 janvier 2019. Cet événement vise à articuler la sécurité, le développement durable et la protection des aires protégées dans le cadre des déplacements pastoraux transfrontaliers dans le bassin du Lac Tchad.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par des interventions de poids, notamment celle du Secrétaire Permanent de l’Organisation pour la Conservation de la Faune Sauvage en Afrique (OCFSA), Dr Linjouom Ibrahim, et du Ministre d’État du Tchad. Ces allocutions ont souligné la nécessité d’une approche intégrée, alliant coopération transfrontalière et prévention des crises pastorales.

Figure centrale de la délégation camerounaise, Dr Linjouom a insisté sur l’importance de concilier transhumance et conservation. « La gestion durable des ressources pastorales et fauniques ne peut se faire sans la coopération des organisations spécialisées », a-t-il déclaré. À travers son rôle à l’OCFSA, Dr Linjouom a rappelé que les conflits entre pasteurs et gestionnaires d’aires protégées peuvent être évités grâce à des mesures concrètes de suivi et de médiation locale.

Pour transformer la Déclaration de N’Djamena en actions concrètes, l’OCFSA propose plusieurs initiatives : création de corridors pastoraux clairement délimités, renforcement des capacités des services vétérinaires et des gardes-parcs, et mise en place de plateformes régionales d’échange d’informations sur la météo et la sécurité. Ces mesures visent à sécuriser les parcours pastoraux tout en préservant la biodiversité et les écosystèmes fragiles de la région.
L’OCFSA joue ainsi un rôle stratégique en coordonnant les efforts entre États, communautés pastorales et partenaires techniques tels que la GIZ, engagée dans la promotion d’une transhumance pacifique et inclusive. Dr Linjouom a insisté sur la nécessité d’un financement durable et d’un dialogue renforcé pour garantir le succès de ces initiatives. « Il ne s’agit plus seulement de déclarations, mais d’actes concrets pour une coexistence harmonieuse », a-t-il martelé devant les participants.
Le colloque rassemble des délégations du Niger, Nigeria, Cameroun, Tchad et République centrafricaine, ainsi que des acteurs internationaux et des bailleurs de fonds. Durant trois jours, les débats porteront sur la sécurité, l’économie pastorale, la protection des aires et les instruments juridiques nécessaires à une transhumance durable. L’OCFSA, par sa vision et son expertise, s’affirme comme un acteur incontournable dans la promotion d’une gestion intégrée et durable des ressources pastorales et fauniques en Afrique centrale.
En conclusion, le rôle de l’OCFSA dépasse la simple coordination : il s’agit d’accompagner les États et les communautés dans la mise en œuvre concrète de politiques durables, conciliant sécurité alimentaire, protection de la biodiversité et développement régional.
Bleck Yacoubu Nsangou
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